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Bái, esprit rêveur

Bái
Bái
Messages : 4
Monnaie : 4

Infos personnage
Échelle sociale:
Bái, esprit rêveur Qkci5/100Bái, esprit rêveur Qkci  (5/100)
Bái, esprit rêveur Jeu 20 Fév - 11:25

Bái

Esprit

nom :Bái - 白 ;
nature :Esprit - Jiāngshī 僵尸 ;
âge (approximatif) :20-25 ans d'apparence, 83 ans en réalité ;
genre (optionnel) :masculin semblerait-il ;
lieu de prédilection :les toits de la ville, mais il furète dans beaucoup de places, surtout de nuit ;
échelle sociale demandée :5/100 ;
Compétences
en tant que zombie, Bái n'a pas de réelles compétences magiques, seulement des aptitudes physiques un peu hors normes. Par exemple, il ressent très peu la douleur, mais mettra beaucoup de temps à guérir d'une simple plaie ; il a beau être souple et léger, il doit quand même faire attention à ne pas trop jouer les équilibristes, sans quoi il va finir comme une poupée désarticulée sur les pavés.
En forme originelle, il peut réaliser des bonds impressionnants, se déplaçant rapidement sur les toits de la ville, et la rapidité de ses mouvements, mue par son instinct bestial, est également augmentée. Il évite cependant de se retrouver sous cette forme, le risque de perdre le contrôle étant trop grand.
Caractère
Bái est une créature plutôt inoffensive ; il a un côté un peu innocent et enfantin qui le pousse à errer sans but dans les rues de la ville, à sourire et faire des prédictions heureuses aux gens qu'il croise, persuadé que quelque part, ça les aidera à réaliser de grandes choses (et puis certains paient cher pour entendre de belles promesses). Dans ses pérégrinations, il a cependant tendance à faucher des petits objets et babioles sans valeur autre qu'un peu d'affectif ; il aime en faire la collection et les ranger dans un ordre précis, se remémorant où et quand il les a récupérés. C'est un peu comme s'il se fabriquait des souvenirs avec des morceaux de vie des autres. Ses talents de kleptomane se forgeant à l'expérience, il peut aussi lui arriver de dérober quelques bijoux lorsqu'il fait des prédictions à des dames de la haute, certes. Mais elles doivent en avoir à la toque pour remplacer leur perte, et de toute façon, il est souvent déjà loin quand elles s'en rendent compte, trop grisées par ses flatteries pour le réaliser plus tôt.

Malgré sa condition peu ragoûtante, le Jiangshi est coquet, et aime revêtir les beaux habits qu'il a gardé de sa vie d'avant pour aller proposer ses prédictions dans les beaux quartiers - personne ne s'est rendu compte qu'il s'agit de son costume mortuaire jusqu'à présent. Quand il en a l'occasion, il fait un tour dans les marchés, cherchant du côté des épices ou des poudres des pigments pouvant recolorer son visage tristement crayeux, fardant ses joues, ses paupières et ses lèvres pour enjoliver ses traits.

Bái est un grand curieux de ce monde en pleine transformation qui l'entoure ; un peu déconnecté du monde réel, il est pour l'instant à l'abri de la traque des britannicus et ne se rend donc pas compte du danger qu'il peut encourir, observant tous les changements qu'ils imposent aux tang comme un vent de nouveauté qui fait pétiller la ville. Bien qu'il vive lui-même dans une misère assez palpable, il se satisfait de fort peu, et profite de son temps libre pour flâner et observer les gens. Sa curiosité le pousse à s'intéresser à beaucoup de sujets et métiers différents, mais il se lasse également très vite, papillonnant sans arrêt d'une occupation à une autre. De même, il aime converser avec différentes personnes, dans un mood tout à fait platonique. S'il a remarqué que ses tentatives essuient tout de même une majorité de refus ou de mépris dans les beaux quartiers, il ne s'en formalise pas plus que ça pour l'heure, mettant ça sur le compte des différences culturelles.

Pour subsister dans sa condition médiocre, l'esprit pratique le troc dans les bas quartiers, chez des commerçants qui commencent à bien le connaître, lui, sa bonne volonté et sa grande maladresse. Vaisselle, ménage, services, il fait un peu de tout sur des périodes courtes et ponctuelles, qui lui suffisent en général simplement à récolter quelque chose à manger.

La nourriture humaine l'apaise, mais régulièrement, une toute autre sorte de vide le met au supplice : la soif d'énergie vitale. En tant que Jiangshi, Bái doit régulièrement s'en repaître s'il ne veut pas terminer comme une créature avide et cruelle, bestiale et dangereuse. A l'instar des vampires, le sang humain lui apporte quelque réconfort, même s'il préfère absorber l'âme entière lorsqu'il le peut et l'ose ; il doit aussi lutter pour ne pas dévorer entièrement son repas, essayant de se maîtriser pour le rendre inconscient et faire passer sa morsure pour une attaque d'animaux errants. Lorsque cet autre manque se fait sentir, l'esprit se renferme, devient plus froid et muet, évitant les contacts avec les humains - jusqu'à présent, ses rares "connaissances" pensent que ce sont des sautes d'humeur dues aux cycles lunaires, et il ne fait rien pour les détromper. Lorsque le besoin d'énergie est sur le point de le faire basculer, il va traîner dans des lieux de beuverie crasseux et mal-famés, où il lui sera plus simple de dégoter une proie sans se faire trop remarquer. Bien entendu, la qualité de vitalité qu'il déniche dans ces endroits est assez moindre, et le force à y revenir trop souvent à son goût, mais il ne peut se permettre d'aller chercher des âmes plus pures - pour le moment en tout cas.
Une fois repu, l'esprit reste quelques jours dans son nid pour récupérer des forces, puis retourne dans sa routine, souriant et optimiste comme à son habitude.
Physique
• Forme originelle :
Le Jiangshi se transforme systématiquement lorsque la faim de force vitale se fait sentir, mais cette métamorphose se fait petit à petit, sur plusieurs jours. Il est également capable, sans ressentir de manque, d'apparaître sous sa forme de zombie en quelques minutes (s'il a besoin de force ou de vitesse, par exemple), mais le rituel est délicat, et il n'en abuse pas car ça lui demande beaucoup d'énergie, d'autant qu'il n'est pas à l'abri d'une perte de contrôle.

Une fois transformé, sa pâleur devient extrême, maladive, la peau presque transparente là où elle est fine (poignets, arrières des genoux, autour des yeux, etc.) ; ses mains se font osseuses et griffues, sa dentition devient cauchemardesque, jaunâtre et aiguisée comme des crocs. L'étincelle qui anime ses yeux disparaît, remplacée par un regard terne, vide, cerné de noir, aux prunelles rougeoyantes et inquiétantes. De même, ses cheveux deviennent filasses, cassants, et perdent toute couleur ; des marques de vieillesse, rappelant les nombreuses années qui se sont écoulées depuis sa naissance, viennent creuser sa peau asséchée. Il est clair que dans son reste de conscience et lucidité, toute surface réfléchissante est abhorrée pour ne pas s'évanouir en gémissant face à pareille apparition cauchemardesque.

Bien que toujours en partie lui-même, Bái devient plus bestial, se déplaçant un peu courbé, par bonds quand personne ne peut le voir. Jusqu'à présent, il n'a jamais perdu suffisamment de contrôle pour être aperçu ou faire du mal involontairement, mais s'il arrivait qu'il ne puisse se sustenter d'énergie pendant un trop long moment, il pourrait causer quelques dommages, et s'abîmer la santé au passage.

En sa qualité de cadavre partiellement animé, il peut être maintenu immobile ou obéissant comme un pantin par l'intervention d'un maître taoïste, armé d'un talisman - une feuille de papier jaune collée sur le front du zombie. De manière générale, il reste éloigné des miroirs et des symboles spirituels (taijitu, bagua) qui seraient susceptibles de l'annihiler, son plus grand ennemi restant le feu. La perspective d'être sous le contrôle d'un maître taoïste lui fait peur parce qu'il craint ne plus jamais être libre de ses mouvements.


• Forme physique humaine :
Bái signifie blanc (ce qui colle assez bien à son teint d'aspirine) ; sans surprise, notre esprit possède une carnation très pâle, qu'il enjolive comme il peut avec quelques pigments glanés ici et là sur les étals du marché. Pas spécialement grand, il passe facilement inaperçu dans les rues animés, du fait de sa silhouette gracile, presque chétive. Pourtant, il ne manque pas d'énergie, que ce soit pour se promener ou faire quelques acrobaties sur les toits ! Son visage aux traits fins est encadré de cheveux d'un noir de jais, tombant souplement au-dessus de ses épaules. Ils poussent très lentement, leur propriétaire n'étant techniquement plus en vie, aussi le jeune homme se soucie peu de les entretenir ; il n'est pas rare que des mèches lui tombent devant les yeux ou dépassent sur les côtés. Ses yeux en amande abritent deux prunelles noires, souvent rieuses ou illuminées d'une étincelle de curiosité, qui plisse également quasi perpétuellement les coins de sa bouche. Les observateurs rigoureux ne manqueront pas de remarquer, lorsque le manque d'énergie se fait de plus en plus sentir, l'apparition de cernes, rides, d'un teint plus maladif et de vaisseaux éclatés. Il fait en sorte de se montrer de moins en moins au cours de cette période, histoire d'épargner au monde la vision de sa déchéance.

D'un point de vue vestimentaire, l'esprit récupère des sapes où il le peut, les raccommodant avec du gros fil si besoin. Il en prend soin, bien que des accidents ne soient pas exclus du fait de sa maladresse ; aussi, l'ensemble paraît à la fois soigné et grossier. Dans ses affaires personnelles, il collectionne aussi sa tenue mortuaire, seul vestige de sa vie passé, qu'il ne sort que quand il va errer dans le beau monde. Il affectionne particulièrement les belles étoffes chatoyantes, mais ne peut pour l'instant que rêver de s'en draper, n'ayant ni les moyens ni l'audace suffisants pour s'en procurer.

Au quotidien, l'esprit est en activité plutôt le soir et la nuit, jouissant de l'obscurité et de l'animation de la ville pour se faufiler partout. Il lui arrive également de sortir pendant la journée dans les quartiers les plus bas, qui sont moins alimentés par la lumière du soleil, mais tâche de favoriser les coins d'ombres, ou bien de s'équiper d'une ombrelle ou de plusieurs couches de vêtements. La lumière affaiblit beaucoup ses yeux sensibles, qui sont en revanche des alliés de poids pour se déplacer dans l'obscurité et le dédale des toits.


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Intentions
Bienveillantes, malgré son besoin de se repaître de quelques souffles vitaux, Bái n'est pas animé par de sombres projets. Au contraire, il essaie de diffuser un peu d'optimisme au sein de la population avec ses prédictions positives et farfelues. Comme il traîne un peu partout, on serait tenter de l'utiliser en tant que messager ou rapporteur, mais ce serait sans compter sur son incroyable distraction et son innocence.

Relations
Britannicus : distance polie et parfois un peu effrayée, ces gens ont tant de prestance et le font se sentir si petit...
Tang : politesse et amitié, la plupart des autochtones ont le cœur sur la main et toujours un petit mot gentil, parfois des anecdotes dont Bái est friand ; en revanche il n'a pas remarqué l'existence de marchés noirs ou mafias, trop déconnecté et aérien pour saisir l'ampleur des activités souterraines.
Enfants du silence : comme pour les mafias, il a dû en croiser, noter rapidement quelques signes échangés dans les bas quartiers, mais n'a jamais été confronté à eux ; il ignore donc tout de leur importance et leur fonctionnement.
Esprits : dans ses nombreuses années d'errance dans la ville, le Jiangshi a dû croiser certains de ses pairs ; il n'a cependant jamais entamé de dialogue avec ceux qu'il a suspecté sortir du cadre humain.
Histoire
Comme toujours avec les zombies, il y a un avant, et il y a un après.
L'avant date de la Dynastie Qing, lorsque les mandchous régnaient sur l'empire Tang et que Britannicus n'était encore qu'une menace lointaine. Dans la cour de l'empereur se trouvait une famille de grande influence, les Jin (金), qui sur plusieurs générations resta proche du pouvoir et au sommet de la puissance de l'empire. Lorsque les britanniens forcèrent l'ouverture des frontières et du marché, et qu'ils gagnèrent le centre du pouvoir, la population se divisa : une grande majorité voyait l'arrivée de Britannicus comme une invasion, mais certains aisés étaient cependant prêts à tout faire pour conserver une place de choix dans l'échelle sociale. C'était le cas de la famille Jin, qui non seulement loua les avancées technologiques permises par leur nouvelle tutelle, mais mima également leur mode de vie, tâchant par tous les moyens de bien se faire voir du Gouvernement et de rejeter leur nationalité Tang.

Évidemment, un tel comportement ne fut pas sans conséquences ; lors des premières révoltes des autochtones, des mouvements de représailles furent intentés contre les grandes familles qui avaient trahi leur patrie. L'immense et noble demeure des Jin fut envahie, ses occupants maltraités, et bientôt leur domaine ne fut plus qu'un immense saccage, fait de meurtres et de pillages.
Les corps furent enterrés à la va-vite, les cérémonies bâclées : tout le monde souhaitait oublier cette affaire au plus vite. L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais la mort réserve parfois de drôles de surprises...

Bái Jin état l'aîné des enfants, futur héritier porteur de la politique et de l'influence de sa famille après son père. En digne fils prodige, il était arrogant, sûr de lui, prompt à la colère face à la contrariété, et médisant sur tout être inférieur. Depuis l'arrivée des britanniens, il applaudissait chacune de leurs mesures, reniant sans mal l'existence des esprits et les traditions tang, prêt à se donner tout entier à la modernité. Il appréciait déambuler dans les plus belles avenues du Chu'Hai dans des tenues somptueuses, accompagné d'une large escorte ; là, il se donnait en spectacle, n'hésitant pas à proclamer haut et fort les bienfaits de l'ouverture de l'empire Tang à l'extérieur, de la modernité britannienne, dénigrant ceux qui souhaitaient rester dans la fange et la médiocrité.

Évidemment, une telle insolence ne resta pas impunie ; à l'époque déjà, les Triades et les populations autochtones opprimées grondaient contre l'avilissement des hautes familles et leur culte de Britannicus. La famille Jin fut choisie pour l'exemple, mais l'aîné ne fut pas seulement roué de coups et laissé pour mort : des maîtres taoïstes lancèrent sur lui une malédiction, l'obligeant à se relever de son caveau, à errer dans la ville jusqu'à redevenir poussière, sous la forme d'un Jiangshi.


Lorsque Bái tout court fit son chemin depuis les entrailles de la terre jusqu'à l'air libre, son esprit était vide, ses souvenirs absents. D'abord incapable de pensées cohérentes, il circula comme un automate dans des ruelles sombres et sales, dernière demeure où avait été reléguée sa famille déchue. Depuis le massacre, dix années s'étaient écoulées, suffisantes pour que leur nom et leur souvenir tombe dans l'oubli. Les antécédents du jeune homme semblaient s'être perdus dans les années passées dans le royaume des morts, et personne ne fit le lien entre un ancien noble arrogant et l'âme en peine aux airs hagards qui déambulait dans les rues.

Soumis à la malédiction des taoïstes, Bái a recommencé sa vie au bas de l'échelle sociale, métamorphosé en entité passive et inoffensive. Mêlé à la population, il a appris à composer son existence en se débrouillant comme il le pouvait. Les esprits de Chu'Hai logent traditionnellement dans des lanternes, mais le Jiangshi craignant le feu, il a élu domicile dans une vieille lanterne perpétuellement éteinte, installée en hauteur à l'entrée d'une vieille bâtisse décrépie. Personne ne l'a décrochée parce qu'elle participe à la décoration du lieu - ou plus vraisemblablement parce que personne n'a envie de se donner cette peine, et la lanterne a été totalement oubliée des habitants. Autrefois maison cossue, la baraque perdue dans les tortueuses ruelles de la ville basse abrite aujourd'hui plusieurs familles, dans une ambiance plus ou moins calme, sous l'œil bienveillant mais ferme d'une petite vieille. Elle n'a jamais vu Bái sous forme d'esprit ou en interaction avec la lanterne, mais chaque fois qu'elle le croise, son air entendu laisse supposer qu'elle n'a pas jeté ses croyances sur les esprits aux oubliettes - bien qu'il ne soit pas un esprit protecteur, mais il est gentil, que voulez-vous.

En 1926, les sources de magie allant s'appauvrissant et du fait de sa condition de Jiangshi, le jeune homme est souvent en proie à des faims difficilement apaisées qui torturent son être ; le maigre pécule qu'il récolte dans ses activités est par conséquent occasionnellement dilapidé dans des drogues pour combler le vide que ses maigres proies ne peuvent remplir. La magie lui permettait de rester dans une forme humaine stable plus longtemps, mais avec son déclin, il ne peut compter que sur celle qui survit par la croyance des Tang, afin de maintenir sa couverture et ne pas être détruit par les britanniens. Alors quand tout semble trop sombre autour de lui, il va se perdre dans des fumeries de bas étage et aux tabacs de mauvaise qualité, qui lui offrent néanmoins un maigre échappatoire empli de rêves colorés. C'est un des rares moments où il côtoie relativement longtemps les humains, perdu au milieu d'eux, tous réunis dans une pièce mais chacun évaporé dans ses propres songes (cette drogue n'est-elle pas aussi une sorte de magie ? En tout cas elle est utile pour lui redonner de l'allant).
Pseudo : Runy
Âge : Le quart de siècle
Parrain : le G5 (y)
Doubles comptes : No(t yet)
Codes du règlement : Nomnom
Remarques : c bo ici di donc


Dernière édition par Bái le Sam 28 Mar - 18:01, édité 2 fois
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Re: Bái, esprit rêveur Ven 21 Fév - 18:26

Personnage validé !

Bienvenue chez les Esprits

C'est valide, je n'en ai pas perdu une miette !  Taika Cosmo Une histoire incroyable et claire, aucun problème de compréhension et j'ai très hâte de le voir en action.  Eve Bienvenue à ce nouveau copain !
Bái, esprit rêveur
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